Une association, qui tenait jusque-là une comptabilité de trésorerie, a franchi le seuil annuel de 153 000 € de dons pour la 1re fois en N et devient, ainsi, soumise à l'obligation d'établir des comptes annuels selon une comptabilité d'engagement.Pour ces 1ers comptes annuels établis selon ces dispositions, au cas d'espèce, elle n'a pas à présenter de données comparatives. Pour son bilan d'ouverture, elle peut comptabiliser ses actifs et ses passifs soit à une valeur déterminée de manière rétrospective, soit à leur valeur en l'état.
Deux coopératives agricoles A (absorbante) et B (absorbée) fusionnent en décembre N-1 avec un effet rétroactif comptable et fiscal au 1er juillet N-1. La prise de contrôle s'apprécie à la date d'effet juridique de la fusion (décembre N-1) et la valeur d'entrée des actifs et des passifs de l'absorbée est la VNC à cette date, retraitée selon les méthodes de la consolidante.Corrélativement, le résultat intercalaire de B se retrouve mécaniquement dans les actifs et passifs apportés à A et doit être retraité dans les comptes consolidés de A. L'écart entre la rémunération de l'apport et la VNC de ces actifs et passifs est porté en capitaux propres consolidés.
En cas de licenciement économique, les recherches de reclassement doivent s'effectuer dans le groupe dont fait partie la société. Cette notion de groupe ne s'arrête pas à des liens capitalistiques entre entreprises : si un dirigeant, personne physique, détient la majorité du capital de deux sociétés, celles-ci forment un groupe qui constitue le périmètre de reclassement.
La CNCC a publié une seconde foire aux questions (FAQ) afin de compléter les éclairages apportés aux commissaires aux comptes (CAC) et aux entreprises sur l'application de la réforme de la facturation électronique. Cette nouvelle publication vise à compléter les réponses apportées lors de la première édition et à répondre à des interrogations supplémentaires relatives aux thématiques des nouvelles obligations en matière de facturation électronique, du e-invoicing, du e-reporting ainsi que des entités de la sphère publique. Une thématique consacrée aux associations présente également un ensemble de questions-réponses spécifiques à ce secteur (CNCC, FAQ Facturation électronique, janvier 2026).
Au cas d'espèce, une société A est entrée, en N, au capital (à hauteur de 45 %) d'une société mère C, d'un groupe non côté, qui établissait et publiait des comptes consolidés jusqu'au 31 décembre N - 1.Dans ce cas précis, il s'avère qu'en dépit de sa détention de 45 % des droits de vote dans la société C, la société A n'est pas en capacité de désigner la majorité des organes dirigeants de la société C et n'exerce pas non plus d'influence dominante. Ainsi, A n'exerce pas de contrôle exclusif sur C et ses filiales au 31 décembre N et n'a donc pas à établir et à publier de comptes consolidés à cette date. Faute d'exemption, C doit continuer à remplir cette obligation. Une éventuelle augmentation du pourcentage de contrôle de A sur les exercices suivants n'est pas à prendre en compte pour apprécier la présomption de contrôle exclusif au 31 décembre N (CNCC, EC 2025-05, septembre 2025).
L'Union européenne a adopté la norme IFRS 18 « États financiers : présentation et informations à fournir », qui remplacera IAS 1 à partir du 1er janvier 2027. IFRS 18 intègre des changements majeurs (nouvelle structure du compte de résultat, introduction de nouveaux principes généraux sur l'agrégation et la désagrégation de l'information, nouvelles exigences pour les annexes...), que nous présentons dans cet article. Un dossier paraîtra prochainement pour effectuer un point complet sur cette norme (KPMG, Sociétés industrielles et commerciales, Arrêté des Comptes et Durabilité 2025, novembre 2025 ; règlement (UE) 2026/338 de la Commission du 13 février 2026 modifiant le règlement (UE) 2023/1803 en ce qui concerne la norme internationale d'information financière IFRS 18, JOUE du 16).
Dans son étude annuelle sur les rémunérations, Michael Page fait état des principales tendances du marché de l'emploi actuelles et à venir. Selon cette nouvelle étude, l'année 2025 s'inscrit dans un moment charnière, après une année 2024 marquée par des incertitudes économiques et une croissance en demi-teinte.Les recrutements dans le secteur « Audit, conseil et expertise comptable » restent élevés mais la demande portera davantage sur des profils combinant expertise technique, maîtrise des outils digitaux et posture de conseil. Le turnover moyen atteint 20 à 25 %. Le secteur « Finance et comptabilité » requiert, notamment, des profils recentrant les missions sur l'analyse, le conseil, le pilotage et recherche des profils plus spécialisés avec des soft skills « différenciantes » (Michael Page, Étude de rémunérations 2026, novembre 2025).
La prochaine session du diplôme d'expertise comptable (DEC) approchant à grands pas, nous proposons aux candidats à l'épreuve de réglementation professionnelle et de déontologie de l'expert-comptable et du commissaire aux comptes un cas inédit de questionnaire à réponses courtes (QRC) et son corrigé (forme plus fréquemment utilisée que les questionnaires à choix multiple/QCM lors des dernières sessions).
Dossier du mois : De l'EBITDA aux cash-flows : approche méthodologique et cas particuliers
Notre dossier présente une trame d'analyse pour les professionnels du chiffre, agrémentée de cas pratiques, pouvant rapidement être intégrée dans un livrable client ou dans un dossier de travail.
On entend très souvent parler de l'EBITDA (et des cash-flows), cependant, assez souvent, on oublie de préciser de quoi l'on parle. Or, dans certains cas, cette omission de précisions et de définitions entraîne des erreurs d'appréciation et de jugement, ce qui est très gênant dans le cadre de l'analyse et surtout du calcul de deux indicateurs aussi utilisés par les professionnels du chiffre que ces deux agrégats. De quoi s'agit-il donc ? En général, tout le monde semble savoir comment on calcule un EBITDA et/ou un cash-flow. Mais de quoi parle-t-on exactement ? En toute matière, les définitions ne sont pas superflues, elles sont en fait essentielles.
Comme nous l'avons souligné précédemment (voir première partie du dossier), calculer l'EBITDA vise à estimer une mesure d'un résultat opérationnel sans tenir compte du résultat financier, de l'IS, ou des dotations aux amortissements et provisions (nettes des reprises).De la même manière, l'EBITDA est donc une mesure de la capacité à générer de la trésorerie sur la base de flux d'exploitation mais aussi une mesure de sa rentabilité. Voici des mises en application pratiques permettant, en particulier, de passer du calcul de l'EBITDA « facial » à l'EBITDA dit « normatif ».
Les cash-flows opérationnels (en anglais, free cash-flows to firm) sont les flux de trésorerie uniquement liés à l'activité courante de l'entreprise concernée. Nous présentons ci-après la méthodologie, étape par étape, permettant de les calculer, et sa mise en application concrète via la suite de notre cas pratique « Fil rouge » développé tout au long de notre dossier.