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Date: 24/01/2019

Comptabilité

Pratique comptable

Les résultats de l’Observatoire des valorisations 2019 de la CCEF sont disponibles

Le 21 janvier dernier, la Compagnie des conseils et experts financiers (CCEF) a rendu public, pour la 3e année consécutive, les résultats de son « Observatoire des valorisations » permettant la détermination des taux d’actualisation et des multiples de valorisation applicables aux PME non cotées et ce, pour l’année 2019, avec une mise à jour de certaines données qui interviendra à mi-parcours de l’année 2019.

Un numéro spécial de la revue « Convergence » donne les résultats détaillés des taux et multiples - Les résultats détaillés de cet Observatoire sont contenus dans le hors série spécial n° 5 de la revue « Convergence » de la CCEF qui vient de paraître.

Ce document se compose de six parties dont deux sont consacrées aux entreprises non cotées :

-la partie V donne, par grands secteurs d’activité, les éléments permettant de calculer, étape par étape, le coût du financement en fonds propres, encore appelé le « coût du capital » ;

-la partie VII donne les multiples d’EBIT et d’EBITDA à retenir par secteur d’activité et par taille d’entreprise et ce, pour des sociétés ne faisant pas appel aux marchés financiers.

Une méthodologie en constante évolution - Au cours de la conférence de la CCEF du 21 janvier dernier, le groupe de travail, à l’origine des travaux de cet Observatoire, a insisté sur un certain nombre d’évolutions méthodologiques qui résultent, pour la plupart, des discussions que le groupe a pu avoir suite aux déplacements qu’il a effectués dans les différentes régions de France.

La notion de titre liquide a été « revisitée » - L’une de ces évolutions concerne la définition de la liquidité des actions. Le groupe de travail estime qu’un titre est considéré comme liquide si 3 conditions sont réunies :

-le flottant (part du capital susceptible d’être échangé en bourse) est fixé à un seuil minimum de 50 % ;

-le différentiel entre le prix demandé et le prix offert (ce que l’on appelle en jargon boursier le « Bid-Ask Spread ») portant sur cinq jours consécutifs de transactions a été fixé à un seuil inférieur à 0,1% ;

-le nombre de jours de transactions sur une année boursière a été fixé à un minimum de 235 jours de transactions consécutives sur l’année.

Si ces 3 conditions sont réunies de manière cumulative, alors l’action d’une société prise en particulier est considérée comme liquide.  

La prime de taille a été ajustée - La fonction mathématique qui permet de déterminer, pour les PME non cotées, la prime de taille qui s’ajoute au coût du financement en fonds propres (ou « coût du capital ») a été ajustée pour tenir compte des données financières disponibles à la fin de l’année 2018.

Cette fonction, mise à jour, permet ainsi de calculer un coût des fonds propres qui tient compte de deux risques majeurs pour la PME : le risque de non-négociabilité de ses titres, d’une part, et le risque inhérent à la taille de l’entreprise, d’autre part.

Mise en avant d’un nouveau multiple de valorisation : le multiple d’EBIT - Le groupe de travail avait jusqu’alors considéré l’EBITDA comme indicateur de référence. Toutefois, avec l’entrée en vigueur, à partir de l'exercice 2019, de la norme IFRS 16 sur les contrats de location, l’EBITDA risque, pour un grand nombre de sociétés, de perdre une partie de sa pertinence au profit d’un autre indicateur : l’EBIT.

L’Observatoire des valorisations de la CCEF a donc pris la décision de publier cette année les multiples d’EBIT ainsi que les multiples d’EBITDA, avec l’idée sous-jacente que l'approche de valorisation par l'EBIT sera probablement, au fil du temps, la plus pertinente.

CCEF, conférence du 21 janvier 2019, « Observatoire des valorisations 2019 : taux d'actualisation et multiples de valorisation - Note méthodologique », Convergence, hors série n° 5, janvier 2019, https://www.ccef.net

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