En janvier dernier, l'ANC avait publié une mise à jour de sa recommandation D1 relative au rythme d’amortissement de certaines immobilisations en cas d’arrêt ou de réduction d’activité (ANC, « Recommandations et observations relatives à la prise en compte des conséquences de l’événement Covid-19 dans les comptes et situations intermédiaires établis à compter du 1er janvier 2020 », 18 mai 2020, version mise à jour le 8 janvier 2021, rec. D1).
En principe, en cas d’arrêt de l’activité, l’amortissement des immobilisations incorporelles et corporelles ne peut pas être interrompu pendant la non-utilisation des immobilisations concernées. Cependant, dans ses recommandations précitées, liées à l'événement Covid-19, l'ANC a ouvert la possibilité pour les entreprises de modifier l'amortissement comptable de certaines immobilisations amorties linéairement et selon des unités d'œuvre, uniquement en cas de survenance de circonstances exceptionnelles, telles que l’arrêt de l’utilisation ou l’utilisation réduite des immobilisations concernées pendant les périodes de fermeture de site ou de réduction significative d’activité intervenues du fait de l’événement Covid-19. Dans ce cas, la dotation aux amortissements peut, notamment, tenir compte de la moindre consommation des avantages économiques pendant la crise sanitaire. Une information est alors donnée dans l’annexe des comptes sur les modalités de prise en compte de cette unité d’œuvre et sur les conséquences de l’événement Covid-19 sur la charge d’amortissement (voir RF Comptable 490, février 2021, dossier « L'arrêté des comptes - points d'actualité », fiche 2 « Covid-19 : impacts sur les immobilisations et les actifs financiers »).