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Fonctions et salaires 2021 (et après) : la Covid-19 a bousculé les tendances

Dans son étude de rémunérations 2021, PageGroup a réuni toutes les tendances du marché de l'emploi après le premier confinement et les salaires attendus pour 2021, secteur par secteur et poste par poste. Nous vous présentons les tendances clés générales pour 2021 (et après) ainsi que les prévisions sur les métiers qui recruteront, les compétences qui seront recherchées et les salaires qui augmenteront en 2021 dans les secteurs « audit, conseil et expertise », « finance et comptabilité » et « digital, marketing et communication », avec les tableaux de rémunérations pour les deux premiers (PageGroup, « Étude de rémunérations 2021 », janvier 2021).

Modalités de réalisation de l'étude

Pour réaliser son étude consacrée aux fonctions et rémunérations 2021, PageGroup s’est appuyé sur les missions réalisées pour ses clients en 2019 et au cours du 1er semestre 2020 (donc avant le 2e confinement), sur les entretiens de recrutement effectués avec les candidats et sur l’analyse précise de sa base de données, régulièrement réactualisée.

Sont présentées dans l'étude les fonctions traitées de façon récurrente par le groupe Page, les éléments mis en exergue (profil, expérience, rémunération) étant toutefois à pondérer en fonction de la structure des entreprises, de la dynamique propre à chaque secteur d’activité et à chaque région et, bien sûr, de l’évolution de la conjoncture économique actuelle.

Impacts de la Covid-19 en 2020 et projections pour 2021

Croissance mondiale : prévisions pour 2020 et 2021

Malgré une reprise progressive de l'activité, les incertitudes générées par la pandémie de Covid-19 perdurent et impactent la croissance mondiale, qui a été revue à la baisse pour 2021.

Selon les dernières prévisions du FMI (janvier 2021), la contraction de l’économie mondiale en 2020 est estimée à 3,5 %, en raison d’un élan plus fort que prévu au 2e semestre 2020. Pour 2021, la croissance mondiale a été revue à la hausse, à + 5,5 %, car il est attendu que l’activité s’affermira plus tard dans l’année, notamment grâce aux vaccins.

Les entreprises françaises sont affaiblies mais souhaitent se relever

Après le 1er confinement, 44 % des entreprises avaient un état d'esprit identique à celui qu'elles avaient début 2020, 41 % d'entre elles étaient plus pessimistes et 15 % plus optimistes. La crise sanitaire a eu des impacts sur :

-l'activité économique (chiffre d'affaires, trésorerie, rentabilité, compétitivité...), avec des effets importants ou très importants pour 75 % des entreprises et négatifs ou très négatifs pour 77 % d'entre elles ;

-la gestion sociale (masse salariale, restructuration...), avec des effets importants pour 51 % des entreprises et négatifs ou très négatifs pour 54 % d'entre elles ;

-l'organisation (horaires flexibles, travail et management à distance...), avec des effets importants pour 76 % des entreprises mais positifs ou très positifs pour 46 % d'entre elles.

Dès lors, la principale préoccupation des entreprises est, pour 38 % d'entre elles, de développer l'activité (relancer la production, décrocher de nouveaux contrats...). 27 % des entreprises veulent en priorité assurer leur viabilité et 16 % préserver la santé et le bien-être de leurs collaborateurs.

Des secteurs inégalement touchés par la crise

Secteurs durablement fragilisés

Si le tourisme, l'hôtellerie et la restauration ont connu un début de redressement pendant l'été 2020, le chiffre d'affaires perdu lors de la 1ère vague de l'épidémie (- 65 % à - 85 % en mai 2020 selon l'INSEE) et celui non réalisé depuis fin octobre 2020 affecteront, selon l'étude, les professionnels du secteur pendant plusieurs années.

Le secteur aéronautique, lui aussi, restera probablement durablement fragilisé, le transport de passagers ayant été et étant encore très réduit.

Quant à l'industrie automobile, elle se restructure, grâce aux plans de relance gouvernementaux (primes de reprise, primes à l'achat ou à la conversion...), mais peu d'usines tournent aujourd'hui à plein régime. Par ricochet, nombre d'équipementiers ont été largement touchés.

Secteurs ayant résisté à la crise

Parmi les secteurs qui ont résisté à la crise sanitaire, l'étude cite ceux du e-commerce et de l'agroalimentaire. L'e-commerce a, en effet, bénéficié d'une modification des comportements des français, imposée par les confinements mais toujours d'actualité, et l'agroalimentaire doit subvenir aux besoins de 67 millions de français, qu'ils soient confinés ou non.

Secteurs ayant de bonnes perspectives pour 2021

Les secteurs qui se sont démarqués pendant la crise et qui devraient, selon l'étude, maintenir voire développer leur activité en 2021 sont, sans surprise, les secteurs du digital et de la logistique, dont les experts ont été largement sollicités pour assurer la continuité de l'activité des entreprises à distance et le bon fonctionnement du commerce en ligne, ainsi que l'industrie pharmaceutique et le secteur de la santé, qui continuent d'œuvrer, notamment, à la fabrication, la commercialisation et la maintenance de dispositifs médicaux spécifiques à la gestion de la pandémie.

Retournement du marché de l'emploi dû à la Covid-19

Un marché de l'emploi moins dynamique

Le marché de l'emploi est bien moins porteur d'opportunités pour les candidats qualifiés et les cadres qu'au début de l'année 2020. Les offres sont moins nombreuses (en moyenne - 25 % sur un an), les candidats en recherche d'emploi se trouvent donc face à une concurrence accrue sur de nombreux postes et métiers porteurs (comptabilité, RH, assistanat technique…), et peu de cadres en poste aspirent aujourd'hui à la mobilité, le contexte étant encore très tendu et dénué de toute lisibilité. En outre, les entreprises préfèrent assurer leur viabilité avec leurs ressources humaines en place plutôt que d'embaucher.

Par conséquent, en 2021, l'offre et la demande d'emplois devraient tendre à s'équilibrer et les rémunérations à se stabiliser, à l'exception de certains métiers au sein des rares secteurs ayant pu profiter de la crise du coronavirus.

Des embauches de plus en plus basées sur les « soft skills »

La crise sanitaire a fait ressortir l'importance, pour les recruteurs, de prêter de plus en plus d'attention aux compétences comportementales, ou soft skills, des candidats. Aussi, aujourd'hui, ils sont 62 % à se déclarer prêts à recruter un candidat sur de telles compétences principalement. En effet, avec le développement de l'individualisation des tâches et du télétravail, le fait de savoir s'adapter, l'autonomie et la capacité à prendre des initiatives sont des compétences essentielles à faire valoir aujourd'hui (voir ci-après).

Des projets de recrutement repensés

Avant la crise liée à la Covid-19, 79 % des entreprises prévoyaient de recruter au cours de l'année 2020. En juillet 2020, seule 1 entreprise sur 2 prévoyait toujours de recruter d'ici la fin 2020, avec des volumes néanmoins revus à la baisse dans 39 % des cas, et un quart des entreprises indiquait que la reprise des recrutements dépendrait de l’évolution de la conjoncture économique. Les projets de recrutement portaient principalement sur les fonctions commerciales (33 %), l'ingénierie et la production (27 %) et la comptabilité et la finance (23 %).

Par ailleurs, la digitalisation des processus de recrutement s'est accélérée pendant la crise sanitaire :

-44 % des entreprises déclarent réaliser plus d'entretiens à distance. Parmi elles, 15 % ont opté pour le recrutement 100 % à distance et 3 % le pratiquaient déjà avant la crise liée à la Covid-19 ;

-66 % des entreprises pratiquent des entretiens à distance mais souhaitent toujours rencontrer physiquement les candidats.

Lors des recrutements, 69 % des professionnels pensent avoir les clés pour mener à bien la négociation salariale, 45 % la trouvent stressante et 55 % non stressante. En tout état de cause, le salaire n'apparaît pas comme le critère prioritaire de choix d'un poste (71 % des professionnels le déclarent).

La crise « Covid-19 » métamorphose encore plus le marché du travail

La révolution du quotidien professionnel

La crise sanitaire a renforcé, voire accéléré, les transformations du marché du travail déjà entamées depuis plusieurs années. Les principaux changements vécus ces 3 dernières années par les actifs sont :

-l'intégration des nouveaux outils de travail, pour 66 % d'entre eux (77 % pour les cadres) ;

-l'élargissement des missions, pour 64 % des actifs (71 % pour les cadres) ;

-la mise en place de nouvelles réglementations, pour 57 % d'entre eux (67 % pour les cadres) ;

-les nouveaux environnements de travail, pour 34 % des actifs (51 % pour les cadres).

Ces changements sont perçus plus positivement que négativement par les actifs occupés puisque 80 % d'entre eux les considèrent comme « plutôt une bonne chose », deux tiers d'entre eux les perçoivent comme une source d'épanouissement et 1 cadre sur 3 pense qu'ils vont « plutôt compliquer son travail ».

Dans les 5 prochaines années, les actifs, bien moins optimistes qu'avant la crise quant à leur situation professionnelle à cet horizon, attendent plus de flexibilité horaire (29 %), plus d'automatisation des tâches (27 %), moins de collègues directs au quotidien (19 %) et des lieux de travail plus variés (18 %). Ils pourraient ainsi envisager des formes de travail plus flexibles, comme l'entrepreneuriat (42 %), l'intérim (41 %) ou encore le travail indépendant (34 %).

La formation professionnelle remise en question

Face aux évolutions technologiques, nombre de salariés se heurtent à l’obsolescence des compétences techniques. Afin de garantir leur compétitivité ainsi que celle des entreprises, le recours à la formation professionnelle est donc essentiel. Mais encore faut-il que les actifs se l'approprient, notamment pour développer les compétences jugées clés pour être et rester compétitifs sur le marché du travail. Ceci ne sera pas si facile puisque 46 % d'entre eux la jugent inefficace et près d'1 actif sur 3 ne se prononce pas sur l'efficacité du compte personnel de formation (CPF).

En outre, les actifs ont des attentes précises de la part de leur employeur en la matière :

-des formations pour élargir leurs compétences dans leur métier actuel (23 %) ;

-des formations pour accéder à de nouveaux métiers (18 %) ;

-davantage d’informations sur le CPF (11 %).

S'agissant des soft skills jugées prioritaires par les actifs, la capacité d'adaptation arrive en 1ère position avec 54 % des voix, suivie par l'autonomie (28 %), l'organisation (24 %), l'attitude positive (20 %) et l'esprit d'équipe (18 %).

La technologie et l'humain sont plébiscités

Les 5 métiers jugés les plus porteurs par les actifs en 2020 étaient, dans l'ordre, l'informatique, les services à la personne, le marketing web/digital, l'ingénierie et les métiers techniques industriels et les fonctions commerciales. En 2025, seuls les commerciaux disparaissent du top 5, pour être remplacés par le transport et la logistique. Les services à la personne deviendraient les plus porteurs.

Pourtant, ces métiers, hormis les services à la personne, ne sont pas demandés par les 50 % d'actifs qui envisagent ou pourraient envisager une reconversion dans les 2 prochaines années. Ainsi, les activités les plus souhaitées sont les métiers manuels et de l'artisanat (53 %), les commerces de proximité (49 %) et les services à la personne (43 %). Quant aux raisons invoquées pour changer de métier, sont cités l'épanouissement/la quête de sens (34 %), les raisons financières (16 %) et l'intérêt/la vocation pour un nouveau métier (14 %).

Les nouveaux défis de l'orientation professionnelle

Les formations techniques et les formations courtes (BEP/CAP, Bac pro, BTS/DUT), longtemps négligées au profit de formations perçues plus positivement (masters en école de commerce ou d’ingénieurs...), sont aujourd’hui largement plébiscitées par les actifs occupés. Si nombre d’entreprises ne parviennent pas à trouver les talents dont elles ont besoin faute de profils disponibles, beaucoup de candidats mal orientés se retrouvent, eux, sans opportunité.

Il convient dès lors de repenser l'orientation professionnelle car 56 % des actifs jugent négativement les conseils d’orientation dont ils ont bénéficié durant leurs études et 40 % ne se sentent pas capables d’orienter un jeune adulte dans son parcours professionnel. Pour favoriser l’insertion professionnelle, 3 pistes se détachent :

-une plus grande immersion dans le monde professionnel, avant la fin du lycée avec, par exemple, des stages ou des journées d'orientation (41 % des salariés le souhaitent) et la mise en place de davantage de passerelles entre les centres de formation et les entreprises (34 % des actifs le souhaitent) ;

-une revalorisation des métiers techniques et de l’artisanat (37 % des salariés le pensent) ;

-une intervention systématique de chefs d'entreprise dans les écoles (30 % des actifs citent cette piste) et une meilleure sensibilisation des professionnels de l’éducation aux besoins réels du marché et ce, dès le secondaire (souhaitée à 29 %).

Le secteur « audit, conseil et expertise » se digitalise

Volonté de digitalisation des professionnels du secteur

Au sein du secteur « audit, conseil et expertise » (qui représente 7,3 Md€ en France), la digitalisation prend de plus en plus d'ampleur puisque le conseil en stratégie digitale a cru de 12 % en 2020 et le conseil en transformation digitale a représenté 30 % de l'activité de conseil.

Les métiers autour du numérique sont des métiers d'avenir...

En 2021, les consultants en organisation et en systèmes d'information, métiers qui tendent de plus en plus à converger du fait d’une forte digitalisation des offres, resteront très prisés pour mener des projets de transformation numérique ou réglementaire notamment (tendance renforcée par la crise sanitaire).

En outre, la multiplication des attaques informatiques accélère encore le besoin d’expertise en sécurité informatique. C'est pourquoi les consultants en cybersécurité resteront très recherchés, de même que les profils experts en Data, pour lesquels on observe une forte demande.

On notera qu'avec le développement de nouveaux logiciels, la dématérialisation et l’automatisation de nombreuses tâches, le secteur de l’audit est en pleine mutation et séduit de plus en plus les jeunes diplômés.

... et des métiers rémunérateurs

Les salaires qui devraient le plus augmenter en 2021 seraient ceux des collaborateurs paie ou comptable mixte, des auditeurs et des consultants en transformation digitale, en cybersécurité, en business intelligence/Data ou en CRM/expérience client.

Nous vous présentons ci-après les tableaux de rémunérations attendues pour 2021 dans le secteur « audit, conseil et expertise », étant précisé que les rémunérations correspondent au brut annuel fixe pour des postes situés en région parisienne. À titre indicatif, voici les variations moyennes existant entre l'Île-de-France et les autres grandes régions françaises :

-dans le Nord, - 8 % à - 18 % ;

-dans l'Ouest, - 6 % à - 16 % ;

-dans le Sud-Ouest, - 11 % à - 13 % ;

-en PACA, - 10 % à - 15 % ;

-en Rhône-Alpes, 0 % à - 10 % ;

-dans l'Est, - 8 % à - 18 %.

Cabinets d'audit - Rémunérations annuelles brutes 2021 sur Paris - Île-de-France (en K€)

Nombre d'années d'expérience

Rémunération fixe

Rémunération variable

Auditeur junior

1

35 - 40

Auditeur confirmé

2

40 - 45

Senior 1

3

42 - 50

Senior 2

4

48 - 55

Senior 3

5

50 - 60

Manager

6 à 9

58 - 70

15 %

Senior Manager

10 et plus

70 - 90

20 %

Cabinets de conseil - Rémunérations annuelles brutes 2021 sur Paris - Île-de-France (en K€)

Stratégie

Organisation

Systèmes d’information

Consultant junior/analyste

44 - 48

40 - 42

36 - 40

Consultant confirmé

48 - 55

42 - 50

40 - 45

Senior consultant

55 - 80

47 - 60

45 - 60

Manager

85 - 120

60 - 75

60 - 75

Senior manager

75 - 100

75 - 90

Directeur - Principal

120 - 180

90 - 130

90 - 100

Associé - Partner

> 200

> 110

> 100

Entreprises de services du numérique (ESN) - Rémunérations annuelles brutes 2021 sur Paris - Île-de-France (en K€)

Applicatif et infrastructure

Expertise digitale/web

Expertise cyber/SSI

Consultant - Ingénieur

38 - 45

40 - 45

42 - 45

Consultant senior - Lead ingénieur

45 - 48

45 - 55

45 - 55

Manager - Chef de projet

52 - 65

50 - 70

50 - 70

Directeur de projet - Architecte

65 - 90

65 - 90

65 - 90

Directeur de programme - Urbaniste

90 - 120

90 - 120

90 - 120

Directeur de BU - Directeur d'agence

80 - 150

80 - 150

80 - 150

Gestion et traitement de l'information - Rémunérations annuelles brutes 2021 sur Paris - Île-de-France (en K€)

Expérience 0-2 ans

Expérience 2-5 ans

Expérience 5-15 ans

Assistant comptable

24 - 28

30 - 35

Collaborateur comptable

30 - 35

35 - 50

38 - 50

Chef de mission

38 - 45

45 - 55

50 - 70

Expert-comptable

50 - 60

60 - 70

> 70

Assistant juridique

28 - 32

32 - 40

40 - 50

Collaborateur juridique

30 -32

32 - 40

> 40

Collaborateur paie

30 - 35

35 - 42

> 42

Collaborateur social

30 - 35

35 - 42

> 42

Le secteur « finance et comptabilité » est dynamique et tendu

Les directeurs financiers cherchent à transformer la fonction finance

L'étude souligne que seul 1 leader financier sur 2 est satisfait de son poste actuel. Selon une étude antérieure (Michael Page/DFCG 2019), le dirigeant financier veut être un véritable business partner, impliqué dans les projets de transformation de la fonction finance, et disposer de la reconnaissance de sa hiérarchie. Le souhait de moderniser la fonction se vérifie puisque, selon l'étude PageGroup 2021, 60 % des directeurs financiers font de la digitalisation et de la dématérialisation des cycles clients & fournisseurs un enjeu prioritaire. La période de confinement a, en effet, mis en avant la nécessité d'accélérer la digitalisation des documents comptables.

Par ailleurs, elle a montré que les fonctions comptables étaient capables de s'adapter face à une nouvelle organisation du travail et a démocratisé le recours au télétravail.

Une recherche de profils difficile et des candidats frileux

Le contexte économique a accentué la pénurie de profils sur les postes déjà en tension de comptable général et de gestionnaire de paie. Les candidats en poste sont devenus frileux et moins enclins à prendre des risques en changeant d’entreprise.

Dans ce marché très tendu, les profils les plus sollicités en 2021 seront les auditeurs et contrôleurs internes, les responsables de transformation finance (voir ci-avant), les contrôleurs de gestion et financiers, les analystes crédit et les gestionnaires de paie.

Les rémunérations du secteur pourraient diminuer en 2021

La dynamique du marché de l’emploi observée ces dernières années a dopé la rémunération de certaines fonctions comptables et financières (comptable général, contrôleur de gestion, gestionnaire de paie...). Cependant, en raison des impacts économiques de la crise sanitaire, 40 % des entreprises pensent à geler les salaires sur 2021.

Malgré tout, les métiers dont le salaire moyen devrait le plus augmenter en 2021 sont ceux de gestionnaire de paie, comptable général anglais, chargé de recouvrement, responsable comptable, trésorier et contrôleur financier.

Les tableaux de rémunérations attendues pour 2021 dans le secteur « finance et comptabilité » sont exposés ci-après. Les précisions sur les rémunérations et les variations entre régions sont les mêmes que pour le secteur « audit, conseil et expertise ».

Fonctions de direction - Rémunérations annuelles brutes 2021 sur Paris - Île-de-France (en K€)

Expérience 5-10 ans

Expérience 10-15 ans

Expérience 15 ans et plus

Directeur administratif et financier (DAF) groupe

100 - 200

120 - 300

DAF filiale/site/BU - Contrôleur financier

60 - 90

80 - 100

90 - 150

Responsable administratif et financier (RAF)

55 - 75

65 - 85

70 - 100

Directeur de centre de services partagés (CSP)

80 - 120

120 - 180

Directeur comptable/Directeur des comptabilités

60 - 90

70 - 110

80 - 150

Directeur/Responsable de la consolidation

65 - 90

80 - 150

90 - 180

Directeur du contrôle de gestion

65 - 80

70 - 150

100 - 250

Directeur bid management (automatisation de la gestion des enchères des campagnes marketing digitales)

70 - 90

80 - 150

100 - 200

Directeur fusion-acquisition

120 - 200

150 - 300

Directeur credit & risk management

70 - 90

80 - 100

90 - 180

Directeur communication financière et/ou relations investisseurs

70 - 90

80 - 150

120 - 300

Directeur de l'audit interne

70 - 90

80 - 150

100 - 250

Directeur de la transformation

70 - 90

80 - 150

100 - 250

Directeur trésorier et financement

60 - 90

80 - 150

100 - 250

Fonctions comptables - Rémunérations annuelles brutes 2021 sur Paris - Île-de-France (en K€)

Expérience 0-2 ans

Expérience 2-5 ans

Expérience 5-15 ans

Responsable normes et procédures

60 - 100

Coordinateur comptable - Contrôleur comptable

50 - 70

60 - 90

Responsable de pôle comptabilité générale

40 - 65

55 - 80

Chef/Responsable comptable

40 - 70

60 - 80

Adjoint Chef comptable

34 - 44

38 - 55

Responsable comptabilité tiers

35 - 45

45 - 70

Comptable unique

28 - 34

35 - 45

38 - 55

Comptable général

28 - 35

32 - 45

35 - 60

Comptable fiscaliste

30 - 40

40 - 60

50 - 70

Comptable analytique

28 - 34

32 - 40

35 - 45

Comptable clients

24 - 28

26 - 32

30 - 36

Comptable fournisseurs

24 - 28

26 - 32

30 - 36

Comptable trésorerie/bancaire

25 - 30

27 - 32

28 - 36

Comptable copropriétés

25 - 30

27 - 32

30 - 50

Comptable immobilisations

26 - 30

28 - 32

30 - 35

Comptable/Gestionnaire paie

26 - 30

28 -35

32 - 45

Aide-comptable

20 - 25

22 - 27

24 - 28

Fonctions contrôle de gestion, consolidation et audit interne - Rémunérations annuelles brutes 2021 sur Paris - Île-de-France (en K€)

Expérience 0-2 ans

Expérience 2-5 ans

Expérience 5-15 ans

Contrôleur de gestion central/corporate/Financial Planning & Analysis (FP&A)

32 - 45

38 - 65

45 - 80

Chargé de reporting

30 - 35

32 - 38

35 - 50

Assistant de gestion

25 - 28

26 - 30

28 - 32

Contrôleur de gestion commercial et marketing

32 - 45

35 - 65

45 - 80

Contrôleur de gestion industriel

32 - 45

38 - 70

50 - 80

Contrôleur de gestion projets et SI finance

32 - 45

38 - 70

50 - 80

Financial bid manager - Controller

40 - 55

50 - 90

Consolideur

35 - 45

40 - 60

55 - 90

Auditeur interne

38 - 50

45 - 70

55 - 90

Fonctions crédit management, trésorerie et financement - Rémunérations annuelles brutes 2021 sur Paris - Île-de-France (en K€)

Expérience 0-2 ans

Expérience 2-5 ans

Expérience 5-15 ans

Credit manager

32 - 38

35 - 55

50 -70

Gestionnaire de comptes clients

26 - 30

28 - 34

32 - 36

Agent de recouvrement

25 - 28

27 - 32

29 - 42

Trésorier

32 - 45

40 - 60

55 - 90

Chargé de la communication financière et/ou relation investisseurs

32 - 45

40 - 65

60 - 90

Analyste fusions-acquisitions (M&A)

40 - 50

45 - 80

60 - 100

Le secteur « digital, marketing et communication » à la conquête des clients

Miser sur la création de contenu

Les besoins croissants des entreprises en contenus qualitatifs et ciblés permettant d’améliorer les conversions favorisent les métiers de l’« inbound marketing » (en français, marketing entrant, c'est-à-dire le fait d'attirer des prospects via un contenu pertinent, les faire venir à soi plutôt que d'aller les chercher).

Les experts en content management (création, gestion et diffusion des contenus digitaux), marketing automation (automatisation des campagnes marketing) et lead generation (création de contacts commerciaux) seront ainsi particulièrement sollicités.

Le contenu est également important pour les candidats puisque 50 % d'entre eux sont davantage enclins à postuler à une offre d'emploi comprenant photos et vidéos.

Recruter des profils liés à l'expérience client

La crise liée à la Covid-19 a permis d’accélérer la convergence entre les modèles de distribution physiques et digitaux, encourageant le recrutement de profils liés à l’expérience client tels que ceux de product owner (pilote de la réalisation d’outils digitaux), UX designer (concepteur d'interfaces numériques dont la démarche est centrée sur l'utilisateur) ou UI designer (concepteur d’interfaces utilisateur en charge du design graphique de l’interface des applications, logiciels, sites web et autres produits digitaux).

37 % des contrats liés aux métiers du marketing et de la communication sont des CDI, dont 22 % en intérim.

Mieux rémunérer les métiers du numérique

La rémunération reste l’un des leviers principaux pour attirer les meilleurs profils et mener à bien des transformations digitales déjà prévues ou imposées par la crise. Si la hausse des salaires se poursuit pour les métiers du numérique, les métiers de traffic manager (étude des supports, du trafic des internautes, de l'audience et de la fréquentation des sites), product owner et UX designer sont ceux dont le salaire devrait augmenter le plus en 2021.

Soft skills les plus recherchées

Les compétences comportementales ont pris encore plus d’importance dans les recrutements pendant la crise sanitaire. Nous vous présentons dans le tableau ci-après les soft skills qui, selon l'étude, seront les plus demandées en 2021 dans les trois secteurs « audit, conseil et expertise », « finance et comptabilité » et « digital, marketing et communication » étudiés ci-avant.

Soft skills les plus recherchées en 2021

Secteur « audit, conseil et expertise »

Secteur « finance et comptabilité »

Secteur « digital, marketing et communication »

Pensée analytique

X

Coordination et gestion du temps

X

Écoute / esprit de coopération

X

X

Adaptabilité / flexibilité / agilité

X

X

X

Anticipation / proactivité / force de proposition

X

X

Capacité à travailler en mode projet

X

Curiosité intellectuelle

X

Créativité / innovation

X

Capacité à résoudre les problèmes

X

Les entreprises sont globalement affaiblies par la crise liée à la Covid-19 mais les secteurs du digital, de la logistique et de la santé ont pu tirer leur épingle du jeu.

Dans un marché de l'emploi moins porteur d'opportunités en 2021, la plupart des rémunérations vont tendre à se stabiliser.

Les recrutements se font davantage à distance, à l'aide du digital, et tiennent de plus en plus compte des soft skills des candidats.

La crise a renforcé les bouleversements que connaissaient déjà les actifs dans leur quotidien professionnel, qui pourraient ainsi envisager des formes de travail plus flexibles ou une reconversion.

La formation professionnelle est jugée inefficace par les actifs et incite à repenser l'orientation professionnelle.

Les secteurs « audit, conseil et expertise », « finance et comptabilité » et « digital, marketing et communication » se digitalisent et recherchent des profils sachant s'adapter à toute situation.

Parution: 04/2021
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