Réponses aux questions sur l'expertise comptable |
1 | Dans le cadre d’une mission de présentation des comptes annuels (NP 2300), l’expert-comptable exprime un niveau d’assurance modéré. Les différentes attestations qu’il peut émettre sont : -attestation sans observation ; -attestation avec avis favorable mais avec des observations (désaccords, incertitudes, limitations) ; -refus d’attester (incohérences en plus) ; -compte-rendu de travaux s’il s’agit d’une entité ayant un commissaire aux comptes. |
2 | La mission de conseil en investissement financier est une mission prévue par la loi ou le règlement (c. mon. et fin. art. L. 531-2 et L. 541-1). Il s’agit d’une mission sans assurance. |
3 | Cette mission légale de l’expert-comptable concerne les comités sociaux et économiques dont le montant des ressources nettes excède 153 000 € et qui ne franchissent pas deux des trois seuils de 1 550 000 € de total de bilan, 3 100 000 € de ressources et 50 salariés (c. trav. art. L. 2315-76). Les CSE de cette taille doivent nommer un EC et présenter des comptes annuels, avec possibilité d'adopter une présentation simplifiée et n'enregistrer les créances et les dettes qu'à la clôture (c. trav. art. L. 2315-64). |
4 | Ces nouvelles missions, prévues par la loi PACTE et intégrées dans l’ordonnance de 1945, ne peuvent pas constituer l’activité principale de l’expert-comptable. En effet, les experts-comptables peuvent, sans pouvoir en faire l'objet principal de leur activité, effectuer toutes études ou tous travaux d'ordre statistique, économique, administratif, financier, environnemental, numérique ainsi que tous travaux et études à caractère administratif ou technique, dans le domaine social et fiscal, et apporter, dans ces matières, leur avis devant toute autorité ou organisme public ou privé qui les y autorise (ord. 45-2138, art. 22). |
5 | Cette situation s’apparente à de l’exercice illégal de la profession pour l’ami de longue date et de la couverture d’exercice illégal pour l’expert-comptable. L’exercice illégal de la profession d’expert-comptable est sanctionné par 15 000 € d’amende et une année d’emprisonnement pour les personnes physiques (c. pén. art. 433-17). Les personnes morales peuvent se voir infliger une amende pouvant aller jusqu'à 75 000 € (c. pén. art. 433-25). L’expert-comptable risque les mêmes peines que l’auteur principal en tant que complice des faits incriminés (c. pénal art. 121-6 et 121-7). Il sera sanctionné également au niveau disciplinaire. |
6 | Bien qu'il n'y ait pas de texte qui fixe le nombre de réunions de la commission du tableau au niveau des conseils régionaux (pour le Conseil supérieur : arrêté du 3 mai 2012, règlt intérieur de l'Ordre, art. 233), elle se réunit en moyenne entre 5 et 6 fois par an afin : -d'examiner les demandes d’inscription des personnes physiques ou morales après remise d’un dossier complet au moins 8 jours avant la date de réunion de la commission ; -d'analyser les demandes de dossiers de transfert vers une autre région d’un expert-comptable personne physique ou personne morale ; -de supprimer les experts-comptables décédés, démissionnaires, suspendus ou qui demandent leur omission provisoire en cas de changement d'activité. |
7 | Le statut d’expert-comptable en entreprise est reconnu (ord. 45-2138, art. 13). Grâce à cette reconnaissance, les diplômés ayant rejoint le monde de l'entreprise pourront bénéficier de formations auprès de leur conseil régional et d’informations de la part de l’Ordre. Ils devront en contrepartie : -s’engager à ne pas exercer la profession ou l'activité d'expert-comptable ; -se former pour mettre à jour leurs connaissances ; -s’acquitter d’une cotisation à l’Ordre. Leur inscription à l’Ordre nécessitera l’accord écrit de l’employeur ; -respecter le code de déontologie de la profession. En cas de non-respect, ils seront susceptibles d’être sanctionnés. |
8 | La mission de représentation auprès de ces tribunaux est interdite (ord. 45-2138, art. 22, al. 5). Toutefois, un expert-comptable peut effectuer une mission d’assistance auprès des tribunaux de l’ordre judiciaire ou administratif à la condition qu’il ne s’agisse pas de son activité principale. |
9 | Il existe plusieurs situations pour lesquelles l’expert-comptable ne peut opposer le secret professionnel, notamment : -lors d'un contrôle qualité (le contrôleur qualité est soumis au secret professionnel) (décret 2012-432, art. 171) ; -envers le CAC de l’entité dont il est expert-comptable (c. com. art. L. 823-14) ; -en cas de mise en cause de sa responsabilité pénale, civile ou disciplinaire (ord. 45-2138, art. 21, al. 4) ; Cette liste n’est pas exhaustive. |
10 | À l’issue du contrôle qualité, le contrôlé peut recevoir les lettres suivantes (arrêté du 3 mai 2012 portant agrément du règlement intérieur de l'ordre des experts-comptables, art. 430) : -lettre de conclusion sans observation ; -lettre de conclusion avec simples observations, éventuellement assortie d’une convocation dans le bureau du président du conseil régional ; -lettre de conclusion avec observations assortie d’une décision d’un nouveau contrôle sur place à l’issue d’une période d’un an. |