L'AMF indique que certains éléments nécessitent des analyses approfondies (ventes de licences, évaluation des composantes variables...) en suivant les 5 étapes prévues par la norme avant de conclure à l'absence d'impact. Elle insiste sur les points suivants :
-analyse détaillée des contrats en fonction du contrôle du bien / service, notamment les contrats significatifs avec l'intervention d'un tiers pour la fourniture des biens / services à leurs clients (distributeur, fournisseur, sous-traitant…) ;
-analyse de l'existence ou non d'une composante de financement importante dans un contrat, y compris en contexte de taux bas. Même si la composante financement, jugée non significative, n'est pas comptabilisée, un suivi doit être mis en place (pour pouvoir reproduire l'analyse pour des contrats similaires où la composante financement serait significative si les taux remontaient) ;
-s'agissant des coûts d'exécution du contrat à capitaliser, prise en compte des normes autres que IFRS 15 qui interdisent la capitalisation de certains coûts (par exemple, coûts de formation du personnel non capitalisables selon IAS 38) ;
-vigilance quant à la mesure de l'avancement d'une obligation de performance en continu. Les méthodes fondées sur les jalons externes (unités produites/livrées, prestations exécutées) ne sont pas à retenir si elles génèrent, à la clôture, la comptabilisation de travaux en cours significatifs dont le client a, en fait, le contrôle à cette date.
Pour l'information à fournir sur la transition, la recommandation de l'an dernier est toujours valable (AMF, DOC-2016-03), avec une information chiffrée sur les impacts (en application d'IAS 8). Une absence d'impact, dans un secteur a priori sensible, est à justifier. Enfin, les effets sur les indicateurs alternatifs de performance ou les prévisions sont à préciser.