La communication financière dans le secteur des médias
La société KPMG a récemment rendu compte de son étude relative à la communication financière de sociétés cotées du secteur des médias. Près d'une trentaine de sociétés ont été étudiées. Quatre thèmes d'informations ont été retenus : - la gestion des risques, - les indicateurs clés et perspectives, - le développement durable, - l'impact de la crise. Concernant la gestion des risques, l'information reste encore très descriptive et seulement 38 % des groupes étudiés communiquent sur des objectifs en termes de gestion et d'évaluation des risques. Quant aux indicateurs clés, ceux financiers sont, dans l'ensemble, plutôt homogènes (résultat net, EBIT/EBITDA, endettement financier net, résultat par action...). En revanche, pour les indicateurs non financiers, l'étude met en exergue une hétérogénéité dans l'utilisation des indicateurs ainsi que dans l'information donnée. Parmi ces indicateurs, sont cités la part d'audience, le taux de satisfaction, le revenu publicitaire (dans l'audiovisuel), le nombre de tirages, d'abonnés ou de visites online (dans la presse et l'édition) et enfin le volume d'achats d'espace, le nombre de pages vues, le taux de pénétration (dans la publicité et la communication). L'information relative au développement durable est de plus en plus présente et les thèmes abordés sont très variés et reflètent les problématiques propres aux différents groupes. Ils concernent notamment l'éthique journalistique, l'accessibilité au programme (dans l'audiovisuel), le contenu responsable, la liberté éditoriale (dans la presse et l'édition) et la conception de campagnes publicitaires pour des causes d'utilité publique (dans la publicité et la communication). Au regard du contexte économique, la quasi-totalité des groupes ont communiqué sur la crise, en précisant ses impacts sur le chiffre d'affaires, la rentabilité et la structure financière. Ils ont également informés sur les actions menées face à cette crise telles que la réduction des coûts et des effectifs, la réorganisation interne mais aussi la bonne résilience du modèle économique. Par ailleurs, la crise a conduit les groupes à développer l'information relative aux tests de dépréciations sur les actifs incorporels. Enfin, dans la mesure où la crise a eu un impact sur la rémunération des dirigeants, les groupes ont communiqué sur les conséquences de la crise portant sur les critères de rémunération variables (CA, bénéfice net, résultat par action).
KPMG, la communication financière des sociétés européennes, synthèse, 22 juin 2010 http://www.kpmg.fr [...]